Zones 30 et zones de rencontre
Pour plusieurs communes du canton, modération du trafic, sécurité piétonne ne sont pas vains mots.
Le constat est réjouissant : bon nombre de communes se préoccupent de la sécurité routière. De même, des associations de quartier, et des particuliers, confrontés directement aux difficultés, ne ménagent pas leurs efforts : ils dressent un constat précis des dangers et des points faibles, puis remettent leur dossier aux autorités communales, priées de définir une politique de modération de trafic.
Les petites communes rivalisent sans peine avec les grandes quand il s’agit de la sécurité de leurs ouailles ! Plusieurs villages ont vu ou verront prochainement leur visage modifié : ainsi St-Aubin-Sauges a choisi de traiter la problématique dans sa globalité et a décidé de créer un vaste réseau de zones 30km/h, pertinent vu l’étroitesse des rues, qui prend en compte les deux centres villageois et la route qui les relie. De plus, cette commune va diminuer à 50km/h la plupart de ses routes encore à 80km/h.
Sollicitée pour donner son avis sur ce projet, l’ATE-NE a soutenu et salué la démarche.
St-Blaise a été pionnière dans sa création d’une zone mixte.
Des villages encore plus discrets n’ont pas hésité à se lancer dans l’aventure : Montalchez et Fresens ont vu leur route cantonale se transformer en zone 30km/h. Elle est marquée seulement par un panneau. Aucun aménagement n’a été prévu, comme c’est le cas, malheureusement, pour de nombreuses zones 30km/h.
Les autorités communales de Cornaux ont crée une zone 30km/h, pour tenter d’améliorer la sécurité à proximité du collège.
Le Landeron a profité de la création d’un quartier d’habitations pour le classer zone 20km/h et la réfection de certaines rues pour introduire des zones 30km/h. De plus, confrontée aux ardeurs des automobilistes sur la route cantonale, elle a demandé et obtenu qu’un passage pour piétons réhaussé, modérateur de trafic, soit construit.
Il ne faut pas oublier nos villes, qui, chacune à leur manière, ont empoigné le problème : Neuchâtel est la première ville de Suisse romande à adopter, en 1990, une conception générale de modération du trafic et a crée sa zone piétonne voici déjà 20 ans. Elle a fort bien compris l’adage qui dit que vouloir créer des rues à 30km/h, si les rues voisines ne sont pas touchées par la mesure, reporte simplement le trafic, et ne résout ni la fluidité, ni la sécurité. C’est pourquoi, elle a élaboré un vaste projet de zones 30km/h et de zones de rencontre.
Que l’on se ballade dans le Val-de-Travers, dans le Val-de-Ruz, sur le Littoral ou dans le haut du Canton, on découvre encore bien d’autres lieux arborant fièrement les panneaux zones 30 ou 20 km/h.
Mais il y a encore trop d’endroits non sécurisés dans notre canton, qui sont le théâtre de drames.Ceux-ci pourront être évités lorsque toutes les communes neuchâteloises auront compris que la sécurité des usagers de la route les plus faibles, c’est-à-dire les enfants, les piétons et les cyclistes est prioritaire. Pondération du trafic, sécurité sur le chemin de l’école, aménagement d’itinéraires cyclables sécurisés sont des pistes à suivre attentivement.
L’ATE-NE encourage vivement les autorités communales à empoigner ce dossier crucial.
Les personnes intéressées trouveront des informations précieuses pour mettre en place des zones à vitesse limitée sur le site de l’ATE-Suisse .
