Sans argent, on ne peut pas faire grand-chose

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L'ATE Association transports et environnement est déçue par le programme de sécurité routière Via Sicura. Comme le Conseil fédéral n'a pas prévu de financement supplémentaire, peu de choses pourront être entreprises afin d'améliorer la sécurité routière. Pourtant, des mesures efficaces permettraient d'éviter beaucoup de souffrances, tout en diminuant les coûts pour l'économie nationale. Il est donc demandé au Parlement de perfectionner le projet.

Quand le Ministre des transports Moritz Leuenberger a annoncé mercredi aux médias que le paquet de mesures Via Sicura serait largement maintenu, il s'est montré très optimiste. Les mesures architecturales comme les couloirs de gauche pour les cyclistes, les pistes cyclables, les refuges sur la chaussée ou les ronds-points coûtent cher. Sans recettes supplémentaires, les améliorations seront très limitées.

Les usagères et usagers de la circulation les moins protégés, comme les cyclistes et les piétons, sont les grands oubliés de la présentation de Via Sicura. Pourtant, selon l'Office fédéral de la statistique, ils ont été plus que la moyenne victimes d'accidents de la circulation causant des décès ou des blessures graves en 2008.

En outre, des mesures efficaces pour diminuer les accidents de la circulation auraient une incidence sur l'économie nationale. Car selon le Bureau de prévention des accidents, les accidents de la route coûtent chaque année 6,5 milliards de francs en Suisse. C'est-à-dire une moyenne de 1,3 million de francs par personne tuée et de 386'000 francs par personne grièvement blessée.

Sans compter que l'on pourrait éviter beaucoup de souffrance. Cette souffrance, l'argent ne peut la compenser, mais Via Sicura permettrait de l'éviter. Pourtant, si le Conseil fédéral ne prévoit pas de sources de revenus supplémentaires, il va être difficile de renforcer la sécurité routière.

Selon l'ATE, le Parlement doit dès maintenant améliorer le projet du Conseil fédéral, lequel est insuffisant. Les mesures suivantes, en particulier, doivent être prises:

– Prévoir des sources de revenus supplémentaires (affectation partielle du produit des amendes de circulation, augmentation de la taxe sur la circulation routière)

– Intensifier les contrôles d'alcoolémie et de vitesse par la police

– Prendre des mesures architecturales pour sécuriser les points dangereux du trafic pour les usagères et usagers vulnérables

– Instaurer des zones 30 dans tous les quartiers résidentiels

Plus d'informations

Pour toute information supplémentaire: Gerhard Tubandt, porte-parole de l'ATE, tél.: 058 611 62 52